STAM Analyse de l’article du OUEST FRANCE du 3 décembre 2025

Les travaux de confortement de cette digue-promenade font débat

 
Article du Ouest France daté du 3 décembre 2025 paru ici :

Une association a mis en demeure la Ville de Plérin de faire des travaux sur la digue. La mairie, elle, se réfère à l’élaboration de la stratégie locale du trait de côte.

Emmanuelle Métivier

 

Moins connu que la plage des Rosaires ou Martin-Plage, l’Anse aux Moines, à Plérin, est un lieu de balade cher aux Plérinais et aux habitants de Saint-Brieuc, avec sa plage tranquille, sa digue-promenade datant de 1934, sa falaise et sa portion de GR34 avec vue sur la baie.

Cependant, comme de nombreux endroits du littoral, ce secteur de Plérin n’est pas épargné par l’érosion. 

Le sentier pour accéder aux plages est fermé depuis décembre 2022, à la suite d’éboulements.

 

Pour en savoir plus sur les "éboulements" cliquez ici :

Pour rappel: les chutes de pierre sur le sentier ont été provoquées par les engins de la mairie lors d'opération de nettoyage. 

 Attachés à leur « petit coin de paradis », des riverains se sont alors constitués en collectif puis, en février, en association, baptisée ” Sauvons Tahiti l’Anse aux Moines ” (STAM, Tahiti étant le surnom de la plage). À ce jour, elle compte 334 adhérents, dont des experts. Outre la conservation des accès à la plage de l’Anse aux Moines, dont elle conteste la fermeture, l’association STAM se mobilise sur la préservation de la digue, située au pied de la falaise. Fin septembre, elle a adressé au maire, Ronan Kerdraon, un courrier d’injonction à faire les travaux sur ce patrimoine territorial, propriété de la commune.

Des travaux budgétés et votés

« En 2022, un affouillement au pied de la digue avait entraîné un petit éboulement de la falaise, rappelle Patrice Cadéron, coprésident de STAM.

Pour en savoir plus sur "affouillement" cliquez ici :

Il ne s'agit pas d'un éboulement de la falaise mais plus précisément d'un affaissement sablonneux de terrain derrière la digue en pied de falaise à l'aplomb de la maison bleue.

Conséquence malheureuse mais logique de l'absence totale d'entretien.

C'est ce trou qui s'est agrandi aux yeux de tous (dont ceux de la mairie alertée à plusieurs reprises) qui a provoqué l'affaissement de terrain.

Le trou a été rebouché depuis (par un professionnel des ouvrages maritimes ?).

La Ville a alors fait réaliser une étude par la société d’expertise Géolithe et s’est engagée, dès 2023, à mener à bien des travaux de confortement de cette digue.

Ci-dessous les principaux documents officiels rappelant les multiples engagements de la mairie à mener au plus vite les travaux d'entretien conservatoire sur la digue promenade de l'Anse aux Moines pour "Garantir sa pérennité et conserver sa notion de protection (Travaux prévus en 2024)" :

Ce document édité par les services techniques de la mairie présente les principaux éléments de la Stratégie Locale de Gestion Intégrée du Trait de Côte de Plérin :

La mairie dès 2023 officialise son engagement à entretenir la digue promenade dans sa fonction de "protection"

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La Ville a alors fait réaliser une étude par la société d’expertise Géolithe et s’est engagée, en 2024, à mener à bien des travaux de confortement de cette digue. Aujourd’hui, bien que budgétés et votés, ces travaux, pourtant simples à exécuter, ne sont toujours pas lancés et la digue continue à se dégrader fortement. »

À ce jour, la Ville n’a pas prévu de travaux.

« Le devenir de l’ouvrage de soutènement de l’Anse aux Moines est une réelle préoccupation, dans un contexte de réflexion prégnant quant à l’élaboration de la stratégie locale du trait de côte, engagée à l’échelle communautaire, expliquait la Ville, cet été.

Le chiffrage des travaux conservatoires nécessaires pour maintenir ses fonctions de protection contre la mer et de soutènement de la falaise est estimé à moins de 880 000 €. Toutefois, cette artificialisation du bas de falaise n’éliminera pas le risque d’éboulements de pierres lié à la fragilité du haut de falaise. Quid de la préservation naturelle du littoral ? » Contacté, l’élu de la Ville en charge du dossier n’a pas répondu à nos questions.

L’heure n’est donc plus à la bétonisation, on le sait.

Face au risque de l’érosion, c’est désormais « la logique du “vivre avec” plutôt que du “lutter contre” » qui prévaut.

« À Saint-Laurent, on ne peut pas parler d’artificialisation, car la digue existe depuis longtemps mais n’a pas été entretenue, répond Stam. Si la Ville abandonne cet ouvrage, elle favorise alors le recul du trait de côte et en fait courir le risque à tous les riverains. »

L’association prête à saisir le tribunal administratif

Quant aux éboulements en haut de falaise, « ils ne sont pas naturels mais liés aux réseaux publics d’eaux pluviales et usées » fait valoir l’association, qui se dit prête à saisir le tribunal administratif si des travaux ne sont pas diligentés rapidement. La question sera posée aux adhérents de Stam, dimanche, lors d’une assemblée générale « ouverte à tous ».

Photos de la digue et de son état de délabrement compte tenu de l'absence d'entretien de la part de la mairie :

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