"Anse-aux-Moines" : Municipales 2026 à Plérin : ce qu’il faut retenir du débat public entre les trois candidats
Notre article ci-dessous rappelle à toutes fins utiles les engagements de la nouvelle municipalité pendant la campagne des élections municipales et notamment lors du débat publique du 12 mars 2026 organisé par Ouest-France et dont la synthèse est disponible ici.
"LE RECUL DU TRAIT DE CÔTE EST UN VRAI SUJET"
Un débat public qui a engagé les candidats
Le jeudi 12 mars 2026, à la veille du premier tour des élections municipales, 450 Plérinais se sont rassemblés à l’Espace Roger-Ollivier pour le débat public organisé par Ouest-France entre les trois candidats à la mairie : Ronan Kerdraon, Loïc Barbot et Delphine Mesgouez.
Parmi les grands thèmes abordés — santé, sécurité, finances communales, démocratie locale — le recul du trait de côte et l’avenir de l’Anse aux Moines ont occupé une place centrale. Pour la première fois, le dossier que STAM porte depuis plusieurs années est devenu un sujet électoral structurant, sur lequel chaque candidat a dû se positionner publiquement.
Aujourd’hui, Loïc Barbot a été élu maire de Plérin à l’issue du second tour. À ce titre, les engagements qu’il a pris devant les habitants lors de ce débat public engagent la nouvelle municipalité.
L’association STAM, dont la mission est de veiller à la préservation et à l’accessibilité du site de l’Anse aux Moines, considère qu’il est de son rôle citoyen de rappeler ces engagements et de suivre leur mise en œuvre.
“Un référendum local portant sur un investissement d’un million d’euros pour restaurer l’Anse-aux-Moines qui souffre d’érosion,c’est la proposition de Ronan Kerdraon alors que le candidat de droite veut rouvrir le GR34, sécuriser le sentier qui conduit à la plage et pérenniser la digue. Une proposition également portée par Delphine Mesgouez. Nous avons une obligation de transparence à l’égard des Plérinais, a dit la candidate qui souhaite lancer des travaux conservatoires sur cet ouvrage.”

Les trois engagements pris par Loïc Barbot devant les Plérinais
- Rouvrir le GR34
Le sentier littoral, fermé “partiellement » et qui n’est plus entretenu depuis plusieurs années sur la portion de l’Anse aux Moines, doit être rouvert totalement au public. Cette réouverture est attendue par les randonneurs, les habitants et les visiteurs, et constitue un enjeu d’accessibilité et d’entretien du domaine public communal.
Rappelons que selon les rapports de Geolithe les fissures apparues sur le GR 34 ayant conduit à sa fermeture partielle sont essentiellement liées à la gestion et à l’entretien des canalisation d’eaux usées et pluviales jugées respectivement « fuyardes » et « sous-dimensionnées »
- Sécuriser le sentier
La sécurisation du cheminement piéton — talus, signalisation …— a été présentée comme un préalable opérationnel à la réouverture. C’est une obligation classique du maire au titre de ses pouvoirs de police générale (article L. 2212-2 du Code général des collectivités territoriales).
- Pérenniser la digue
L’engagement le plus structurant : assurer l’entretien et la pérennité de l’ouvrage qui protège l’Anse aux Moines. Contrairement à d’autres approches qui consistaient à renvoyer la décision aux habitants par référendum, la nouvelle municipalité a choisi devant les électeurs une ligne claire : maintenir et préserver la digue.
Pourquoi ces engagements comptent
Ces trois engagements ne sont pas anodins. Ils répondent à des besoins concrets identifiés depuis longtemps par STAM, par les riverains et par les promeneurs :
- Le GR34 fait partie du domaine public : sa fermeture prolongée prive les Plérinais d’un usage légitime de leur littoral.
- La sécurité d’un ouvrage public ne se négocie pas : elle relève de la responsabilité directe du maire.
- L’entretien de la digue conditionne la protection du site et de ses abords contre l’érosion et les submersions.
Sur ces trois points, les rapports techniques dont disposent les pouvoirs publics — en particulier l’expertise GEOLITHE — décrivent depuis longtemps les enjeux et les solutions envisageables. Les engagements pris au débat public rejoignent l’analyse technique : il s’agit d’un consensus de bon sens.
STAM à sollicité un rendez-vous depuis fin mars

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