À Plérin, l’association STAM envisage une action en justice pour « faire renaître l’Anse aux Moines de ses cendres »
Article du Ouest France daté du 8 décembre 2025 paru ici :
À l’issue de la réunion d’information qui s’est tenue dimanche 7 décembre 2025, à Plérin, l’association STAM, qui se mobilise pour la préservation de la digue de l’Anse aux Moines, s’est vue confortée dans son idée de saisir le tribunal administratif pour contraindre la Ville à réaliser des travaux.
L’accès à la plage de l’Anse aux moines est fermé depuis l’automne. L’association STAM réclame des travaux de confortement de la digue, datant de 1934.
L’association Sauvons Tahiti l’Anse aux Moines (STAM) organisait une assemblée générale dimanche 7 décembre 2025, dans la salle Edelweiss de Plérin (Côtes-d’Armor). Cette réunion est ouverte à tout le monde, déclare en ouverture, Patrice Caderon, coprésident. Pour que tous aient accès aux mêmes informations. On espère que le paradis renaîtra de ses cendres, déclare Joël Connan, cofondateur du précédent collectif.
Lire aussi : STAM Analyse de l’article Ouest France du 3 décembre 2025 (STAM “Sauvons Tahiti l’Anse aux Moines”).
Une pétition envisagée
Pour rappel, STAM se mobilise pour la préservation de la digue, datant de 1934, et des accès à la plage de l’Anse aux Moines, à Saint-Laurent, et pour que la Ville de Plérin réalise les travaux conservatoires qu’elle s’est engagée à effectuer. L’association a eu accès au rapport réalisé par la société Géolithe, suite aux problèmes d’affaissement d’un muret et à la fragilisation de la falaise. ” Il apparaît que nos problèmes ne sont pas liés à l’érosion de la falaise ni au retrait du trait de côte, mais bien d’un sous-dimensionnement des canalisations d’eaux usées et de la mauvaise gestion des eaux pluviales. La falaise et la digue n’ont pas bougé”.
Le bras de fer engagé avec la municipalité se heurte à une absence de réponse des élus à chaque sollicitation de Stam, d’après celle-ci.
Une élue, membre du comité stratégique de recul du trait de côte (sur lequel la municipalité s’appuie), informe qu’il n’y a pas eu de réunion de ce comité depuis des mois et qu’ils n’ont pas eu accès au rapport de Géolithe.
Forte de tous ses éléments, Stam est confortée dans son intention de saisir le tribunal administratif afin que la mairie réalise les travaux de la digue et envisage de lancer une pétition. ” Nous voulons protéger et restaurer l’Anse aux Moines, par des travaux sérieux et durables », conclut Patrice Caderon. L’association, qui comptait 334 adhérents avant la réunion, a reçu de nouvelles inscriptions à son issue.