Télégramme.À Plérin, le maire plaide l’humour après une réponse corrosive à un opposant sur Facebook

Le maire plaide l'humour après une réponse corrosive à un opposant sur Facebook

 Article du Télégramme  daté du 21 octobre 2025 paru ici :

« Les feuilles se ramassent à la pelle et les glands aussi. Pour ma part, le 1er avril prochain, je prendrai un arrêté pour interdire aux cons la traversée de Plérin ».

Avec ces quelques lignes, à la fin d’une publication sur son compte personnel – mais public – sur Facebook, Ronan Kerdraon, le maire de Plérin, assure avoir voulu faire de l’humour.

Mais les propos, publiés lundi 20 octobre en fin de journée, ont plutôt suscité une certaine consternation sur le territoire plérinais. Voire au-delà dans le microcosme politique.

La publication de Ronan Kerdraon, lundi 20 octobre, n’a pas manqué de faire réagir.

À commencer par Simon Guyomard, principal concerné, qui estime que le maire de Plérin « fait ici ce qu’il reproche aux autres de lui faire sur les réseaux sociaux ». 

Cette publication s’inscrit au-dessus du partage par le maire d’un post de Simon Guyomard. Ce dernier signalait à la Ville de Plérin que la nouvelle piste cyclable des Rosaires « mériterait un petit passage au souffleur avec les feuilles et les châtaignes ». Problème, en plus d’être un citoyen plérinais, Simon Guyomard est à l’initiative, avec d’autres, d’une liste de gauche en vue des élections municipales… face à Ronan Kerdraon.

Le jeune membre du parti Les Écologistes, qui a reçu un message de soutien de sa présidente, Marine Tondelier, sur Facebook, a décidé de ne pas laisser passer. « Je ne suis pas procédurier et je ne vais pas porter plainte », explique-t-il. « Mais ce n’est pas une façon de faire que l’on souhaite voir dans le débat public et nous appelons au respect ».

Le maire de Plérin, de son côté, défend « un trait d’humour ». L’élu, qui en « appelle à Desproges, Bedos et Audiard », assure ne pas avoir visé spécifiquement Simon Guyomard. Tout en expliquant qu’il aurait « préféré qu’il réagisse à ma publication sur le ton de l’humour ». Entend-il, pour autant, ceux qui lui reprochent une parole considérée au mieux comme maladroite, au pire comme violente ? « Est-ce que j’aurai dû le faire ou pas, c’est une autre question. Je peux comprendre qu’il n’ait pas le même humour que moi », plaide celui qui s’est ému, à plusieurs reprises, des attaques dont il était lui-même parfois la cible sur les réseaux sociaux. « On peut faire de l’humour. Les Écologistes s’en servent aussi », rétorque Simon Guyomard. « Mais il y a une limite, notamment lorsqu’on rentre dans l’insulte ».

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